Un hooligan est un supporter de football utilisant tous les moyens possibles, violence incluse, pour peser sur le sort d'un match. A noter que la motivation principale du Hooligan n'est pas le match en lui même mais le simple plaisir de se battre (beaucoup de hooligans soutenant la même équipe se battent entre eux) contrairement aux ultras.La tenue vestimentaire des hools est apeprés identiques pour tous: blouson noir, jean, rangers, crane rasé ou cheveux courts, portant systématiquement son "cut" dans une poche, et arborant des marques similaires.
On fera remarquer qu'un mouvement hooligan toucha déjà le cricket en Angleterre du milieu du XVIIIe siècle au milieu du XIXe siècle. La question si souvent évoquée de la nature du sport, le football en l'occurrence, n'a pas de rapport avec la génèse du hooliganisme. Aujourd'hui, pourtant, le terme «hooligan» ne concerne que les supporters de football ; dans les autres sports, on se contente de les qualifier de «supporters en colère»... L'une des toutes premières utilisations du terme hooligan en France date de 1906 et concerne le cyclisme.
L'histoire du hooliganisme connait des vagues en Grande-Bretagne. Très actifs avant le Première Guerre mondiale, les hooligans sont quasi absents des tribunes très familiales de l'entre-deux-guerres. En revanche, au terme du second conflit mondial, le hooliganisme fait son retour. Il devient hyper-actif dans les années 1960 et quasi incontrolable dans les années 1970.
La Grande-Bretagne n'est pas seule touchée par le fléau de la violence, et en France, Amiens se dote d'un service d'ordre dès 1906 pour endiguer ses supporters les plus indisciplinés... Les incidents dans les stades français sont moins nombreux qu'en Angleterre, mais certains d'entre eux dépassent en violence le «modèle anglais». Ainsi, en 1967, mécontent d'une décision arbitral, le public du Red Star mis le feu au stade et commenca à démonter les tribunes... Même en Angleterre, on n'avait jamais vu ça.
Le traitement par la presse de ces incidents est variable avec le temps. Ainsi, une publication sérieuse comme France Football a soutenu bon nombres d'actions violentes de supporters, qui réagissaient face à une décision arbitrale contestable ou face à des forces de l'ordre trop rigides... On trouve des textes qu'on taxerait aujourd'hui d'édifiants jusqu'au début des années 1980. Ainsi, lors de la Coupe du monde espagnole (1982), de graves incidents ont lieu entre les forces de police du cru et les supporters anglais. France-Football préféra alors mettre l'accent sur les provocations de la police espagnole. La presse anglaise va même encore plus loin en créant à la fin des années 1960 un championnat d'Angleterre des hooligans! Chaque incident était noté par les journalistes et donnait droit à des points...
L'intrusion de la politique change un peu la donne au début des années 1980. Les partis d'extrême droite tentent en effet de recruter quelques gros bras parmi ces supporters. Aujourd'hui encore (cf le dernier rapport des Renseignements Généraux sur le sujet), le terme même de hooligan est très marqué politiquement. C'est évidemment un non-sens absolu, car l'état d'esprit des hooligans est bien plus proche d'une philosophie anarchiste que d'un modèle fachisant.
Le hooliganisme connait un virage en 1985 en raison du drame du Heysel. Les hooligans anglais sont montrés du doigt, mais n'oublions pas de préciser ici que le gendarmerie belge et l'UEFA furent condamnées par la justice belge suite à cette affaire.
Une partie de la violence des hooligans était provoquée par les conditions déplorables qui étaient alors en usage dans les stades. On entassait en effet, jusqu'à l'étouffement, les supporters afin de gonfler un peu les recettes. Il faudra attendre le drame du Sheffield en 1989 pour voir la mise en place d'une «vraie» politique globale des s upporters en Angleterre, incluant la réfection des stades. Depuis lors, le hooliganisme n'est plus un problème pesant comme ce fut longtemps le cas.
Si l'Angleterre a su gérer le problème hooligan, les autres nations européennes n'ont pas vraiment mis en place de politique globale pour traiter cette question, et les problèmes perdurent. En France, mais aussi en Belgique, Allemagne, Hollande ou Italie, pour se concentrer ici sur la seule Europe occidentale, le hooliganisme « à l'anglaise » a connu l'influence italienne du mouvement Ultras et de celles des hools hollandais et allemands.
Notons que l'Espagne est moins touché par ce fléau que ses voisins. C'est sans doute la conséquence de l'implication directe des supporters dans la gestion du club, via le droit de vote pour élire le président du club. La France ou l'Italie ne tiennent pas vraiment à suivre cet exemple démocratique...
On fera remarquer qu'un mouvement hooligan toucha déjà le cricket en Angleterre du milieu du XVIIIe siècle au milieu du XIXe siècle. La question si souvent évoquée de la nature du sport, le football en l'occurrence, n'a pas de rapport avec la génèse du hooliganisme. Aujourd'hui, pourtant, le terme «hooligan» ne concerne que les supporters de football ; dans les autres sports, on se contente de les qualifier de «supporters en colère»... L'une des toutes premières utilisations du terme hooligan en France date de 1906 et concerne le cyclisme.
L'histoire du hooliganisme connait des vagues en Grande-Bretagne. Très actifs avant le Première Guerre mondiale, les hooligans sont quasi absents des tribunes très familiales de l'entre-deux-guerres. En revanche, au terme du second conflit mondial, le hooliganisme fait son retour. Il devient hyper-actif dans les années 1960 et quasi incontrolable dans les années 1970.
La Grande-Bretagne n'est pas seule touchée par le fléau de la violence, et en France, Amiens se dote d'un service d'ordre dès 1906 pour endiguer ses supporters les plus indisciplinés... Les incidents dans les stades français sont moins nombreux qu'en Angleterre, mais certains d'entre eux dépassent en violence le «modèle anglais». Ainsi, en 1967, mécontent d'une décision arbitral, le public du Red Star mis le feu au stade et commenca à démonter les tribunes... Même en Angleterre, on n'avait jamais vu ça.
Le traitement par la presse de ces incidents est variable avec le temps. Ainsi, une publication sérieuse comme France Football a soutenu bon nombres d'actions violentes de supporters, qui réagissaient face à une décision arbitrale contestable ou face à des forces de l'ordre trop rigides... On trouve des textes qu'on taxerait aujourd'hui d'édifiants jusqu'au début des années 1980. Ainsi, lors de la Coupe du monde espagnole (1982), de graves incidents ont lieu entre les forces de police du cru et les supporters anglais. France-Football préféra alors mettre l'accent sur les provocations de la police espagnole. La presse anglaise va même encore plus loin en créant à la fin des années 1960 un championnat d'Angleterre des hooligans! Chaque incident était noté par les journalistes et donnait droit à des points...
L'intrusion de la politique change un peu la donne au début des années 1980. Les partis d'extrême droite tentent en effet de recruter quelques gros bras parmi ces supporters. Aujourd'hui encore (cf le dernier rapport des Renseignements Généraux sur le sujet), le terme même de hooligan est très marqué politiquement. C'est évidemment un non-sens absolu, car l'état d'esprit des hooligans est bien plus proche d'une philosophie anarchiste que d'un modèle fachisant.
Le hooliganisme connait un virage en 1985 en raison du drame du Heysel. Les hooligans anglais sont montrés du doigt, mais n'oublions pas de préciser ici que le gendarmerie belge et l'UEFA furent condamnées par la justice belge suite à cette affaire.
Une partie de la violence des hooligans était provoquée par les conditions déplorables qui étaient alors en usage dans les stades. On entassait en effet, jusqu'à l'étouffement, les supporters afin de gonfler un peu les recettes. Il faudra attendre le drame du Sheffield en 1989 pour voir la mise en place d'une «vraie» politique globale des s upporters en Angleterre, incluant la réfection des stades. Depuis lors, le hooliganisme n'est plus un problème pesant comme ce fut longtemps le cas.
Si l'Angleterre a su gérer le problème hooligan, les autres nations européennes n'ont pas vraiment mis en place de politique globale pour traiter cette question, et les problèmes perdurent. En France, mais aussi en Belgique, Allemagne, Hollande ou Italie, pour se concentrer ici sur la seule Europe occidentale, le hooliganisme « à l'anglaise » a connu l'influence italienne du mouvement Ultras et de celles des hools hollandais et allemands.
Notons que l'Espagne est moins touché par ce fléau que ses voisins. C'est sans doute la conséquence de l'implication directe des supporters dans la gestion du club, via le droit de vote pour élire le président du club. La France ou l'Italie ne tiennent pas vraiment à suivre cet exemple démocratique...


